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Les Disciples de Shaolin

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Ryoga 4.5 Entre ascension sociale et déchéance morale, Chang Cheh nous décrit le parcours...
Ordell Robbie 3 Combats et audaces formelles ne font pas oublier un scénario bâclé.
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Entre ascension sociale et déchéance morale, Chang Cheh nous décrit le parcours d'un jeune prodige du kung fu (Fu Sheng) dans ce qui reste un de ses meilleurs films.

Malgré son titre, Les Disciples de Shaolin n'entretient finalement que peu de rapports avec le temple du même nom. Tout au plus peut on voir durant le générique du début Fu Sheng exécuter une série de figures martiales qui renvoient directement à l'entraînement appris chez les moines de Shaolin.

L'histoire quant à elle est plutôt originale et se démarque sensiblement des quelques autres films de kung fu des années 70 que j'ai pu voir et ou l'intrigue tourne le plus souvent autour d'un héros qui cherche à se venger et qui va devoir apprendre de nouvelles techniques de combats afin de se faire justice (on retrouve ainsi ce schéma dans bon nombre de films célèbres, du Roi du Kung Fu à La 36ème chambre de Shaolin en passant par La Main de fer).

Fu Sheng joue un jeune homme naïf qui débarque en ville sans argent et qui très vite ne se satisfait pas des humbles conditions de vie que lui propose son ami (Chi Kuan Chun). Dès lors il va mettre ses talents de combattant au service de son patron, un homme peu recommandable qui pense plus à ses intérêts qu'à ceux de ses hommes. Il va devenir rapidement son bras droit et obtenir en récompense femme et argent, et surtout pouvoir enfin posséder une paire de chaussures neuves, symbole à ses yeux de réussite et de respectabilité L'ascension sociale de Fu Sheng est très bien décrite, ce dernier nous apparaît comme un personnage sympathique à qui tout réussi, mais qui est facilement manipulable. Ces scènes sont d'ailleurs traitées sur le ton de la comédie, ce qui renforce cette idée d'insouciance et ce manque de méfiance qui va peu à peu lui faire perdre toute dignité, et ce malgré les mises en garde de Chi Kuan Chun.

Ce dernier joue un personnage taciturne qui a connu le même parcours que Fu Sheng mais qui s'en est sorti en prenant conscience à temps de ce qu'il devenait (lors d'un flash back on le verra lutter presque jusqu'à la mort contre des dizaines d'ennemis, puis surprendre son patron disant qu'il ne le considère que comme un animal). Depuis il mène une vie sans histoire, bien qu'il ait perdu toutes ses illusions. Se doutant de la façon dont tout cela risque de se terminer, il préférera quitter la ville. Désormais seul, Fu Sheng va alors payer toutes ses erreurs en accomplissant jusqu'au bout sa destinée de héros tragique (thème cher à Chang Cheh) lors d'un final magnifique et violent.

La réussite des Disciples de Shaolin tient avant tout à la formidable interprétation de Fu Sheng, qui arrive à retranscrire à la fois le côté très physique et en même temps juvénile du rôle. Il crève littéralement l'écran lors d'affrontements qui font ressortir sa supériorité mais aussi son côté orgueilleux. A l'opposé Chi Kuan Chun joue avec retenue ce personnage de grand frère toujours en retrait qui refuse de combattre malgré ses qualités (voir la scène ou il s'interpose lors d'un duel en bloquant un adversaire avec seulement une main) et qui va essayer en vain d'empêcher Fu Sheng de se détruire.

Ce film marque aussi la fin de la collaboration entre Chang Cheh et Liu Chia Liang alors directeur des combats, ce dernier passant à la réalisation la même année avec The Spiritual Boxer (Wang Yu défie le maître du Karaté en VF). Les disciples de Shaolin peut être d'ailleurs considéré comme le dernier grand film de Chang Cheh, et s'impose donc comme un classique à voir absolument.



20 mai 2001
par Ryoga


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